Interview de Serge German - le 16/12/2007
Serge German, professeur à l'ESEPAC (Ecole Supérieure Européenne de Packaging)
Q : Comment le concours s’inscrit-il dans le cursus de votre école ?
Il s’inscrit parfaitement dans le parcours et le rythme pédagogique de l’école. Le côté pluridisciplinaire de ce concours est tout à la fois un avantage et un inconvénient pour notre école. Il couvre l’éventail des disciplines que nous dispensons. Cependant, l’ESEPAC formant avant tout des technologues de l’emballage, nous approfondissons davantage les disciplines « aval » et survolons celles en « amont ». Certains élèves disposent toutefois d’une formation complémentaire en design, ce qui leur permet de faire le lien entre ces deux extrémités de la chaîne. Dans chaque groupe d’étudiants en concours, ceux-ci ont travaillé sur les questions marketing, les étudiants en section « technique emballage » étant davantage leaders sur les questions plus techniques.
Q : Vous diriez que la boîte boisson est-elle un sujet de travail facile ou difficile ?
C’est un champ d’étude relativement étroit aussi cela demande de la part des étudiants un travail intellectuel plus difficile. Mais non moins intéressant. Pour être efficace, un technicien doit être créatif. Or le sujet du concours les oblige à faire preuve de créativité. Ce qui aurait été moins le cas avec une question plus classique du genre : « trouver un emballage pour une boisson gazeuse ».
Q : Quel conseil majeur donnez-vous à vos étudiants en concours ?
D’une part qu’ils ne perdent pas de vue qu’il est nettement plus facile d’émettre une idée, un concept, que de le concrétiser. D’autre part, le fait que nous ne sélectionnerons au final que les concepts tout à la fois créatifs et réalistes.